04.02.2016 – L'ONU : La France et le Pérou doivent aussi protéger les enfants de la violence des corridas

Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU exhorte deux pays taurins supplémentaires à mieux protéger les enfants de la violence de la tauromachie. A l’instar du Portugal, du Mexique et de la Colombie, la France et le Pérou doivent désormais modifier leur législation en conséquence.

Les 13 et 14 janvier 2016, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU a interrogé les gouvernements français et péruvien sur leur mise en œuvre interne de la Convention des droits des enfants, et discuté des dangers que représente la tauromachie pour les plus jeunes. 

Les explications des délégations françaises et péruviennes n’ont pas su convaincre : le Comité exige que la France et le Pérou prennent des mesures législatives pour que les enfants ne puissent plus participer ou assister aux corridas et autres spectacles taurins. En 2014 et 2015, des recommandations similaires avaient été adressées au Portugal, au Mexique et à la Colombie

Les Observations du Comité concernant la France ont été rendues publiques aujourd’hui :

… « Le Comité est préoccupé par le bien-être et le développement physique et mental des enfants exposés à la violence, notamment issue de la télévision et de certaines performances, telles que la corrida. »…

… « Le Comité recommande d’augmenter les efforts pour changer les traditions et pratiques violentes qui portent atteinte au bien-être de l’enfant, y compris en interdisant l’accès des enfants aux corridas et aux représentations associées. »…Ces recommandations sont notamment le fruit du travail de sensibilisation de la Fondation Franz Weber, qui présente des rapports réguliers au Comité sur cette question dans le cadre de sa campagne « enfance sans violence ».

Par la voix de cet organe spécialisé, l’ONU renforce sa position en reconnaissant une fois encore la violation des droits de l’Enfant que représente la tauromachie. A ce jour, cinq des huit pays taurins ont déjà été examinés par le Comité et tous ont été exhortés à éloigner les enfants de la « violence des corridas ».

« Nous avons fait des recherches approfondies et un travail méthodique dans chacun des pays concernés, et nous avons pu démontrer, une fois de plus, que la violence de la corrida est aussi un calvaire pour les enfants et pour nous en tant que société – pas seulement pour l’animal. La violence est un mal contre lequel il faut se battre », explique Vera Weber, Présidente de la FFW.

Les observations seront publiées sous peu ici.