28.04.2016 – Destruction d’ivoire au Kenya : coup d’envoi pour une interdiction mondiale du commerce de l'ivoi

Les défenseurs de la nature saluent les mesures destinées à renforcer la protection légale des éléphants au niveau international

Alors que le Kenya s’apprête à brûler 105 tonnes d’ivoire ce samedi 30 avril – soit la plus grande quantité d’ivoire jamais détruite en Afrique et sept fois plus que tout stock d’ivoire jamais détruit jusqu’à présent –, des Organisations Non Gouvernementales qui œuvrent en faveur de la protection des éléphants, dont la Fondation Franz Weber, se félicitent de la stratégie des pays africains qui veulent obtenir une interdiction définitive du commerce international de l’ivoire et la destruction des stocks d’ivoire dans le monde entier.

Hier, au nom des 27 pays membres de la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique (CEA), les co-présidents, le Bénin et le Kenya, au côté de plusieurs autres pays, ont soumis cinq propositions convergentes pour examen à la 17e session de la Conférence des Parties (CoP17) de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, qui se tiendra à Johannesburg du 24 septembre au 5 octobre 2016. Elles préconisent l’interdiction du commerce international de l’ivoire, la fermeture des marchés intérieurs et la destruction des stocks d’ivoire afin de garantir la survie à long terme des éléphants en Afrique et en Asie. L’une des propositions vise à réinscrire tous les éléphants d’Afrique à l’Annexe I de la CITES afin qu’ils bénéficient du niveau le plus élevé de protection internationale.

« Les populations d’éléphants d’Afrique baissent à un rythme alarmant. Le monde doit agir dès maintenant et interdire le commerce de l’ivoire de façon catégorique et définitive avant qu’il ne soit trop tard. Il est vital que les populations d’éléphants en Afrique soient toutes regroupées dans l’Annexe I », a déclaré Vera Weber, présidente de la Fondation Franz Weber.

« Nous saluons les gouvernements qui, unis au sein de la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique, présentent une série de mesures ambitieuses qui permettraient aux éléphants de bénéficier du meilleur statut de protection international. Nous exhortons toutes les Parties à la CITES à soutenir cette démarche et à contribuer à sauver les derniers éléphants de la planète », a ajouté Sally Case, PDG de la David Shepherd Wildlife Foundation.

« Il est clair que toutes les tentatives précédentes d’autoriser un commerce de l’ivoire légal et contrôlé ont échoué. Nous pouvons inverser la tendance en fermant les marchés légaux qui favorisent le blanchiment issu de l’ivoire braconné ou récupéré de stocks d’ivoire », a déclaré Daniela Freyer, co-fondatrice de Pro Wildlife.

« Dans le monde entier, de plus en plus de gouvernements s’engagent dans la lutte contre le braconnage des éléphants, que ce soit par la fermeture programmée des marchés intérieurs d’ivoire, l’interdiction des importations ou des exportations d’ivoire ou encore la destruction des stocks d’ivoire. Il est temps pour la communauté internationale réunie au sein de la CITES de mettre un terme au commerce de l’ivoire à l’échelle mondiale », a déclaré Charlotte Nithart, directrice de l’Association Robin des Bois.

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