26.08.2026
FONDATION FRANZ WEBER

Prise de position de la FFW : la Fondation Franz Weber demande la fin de l’abattage des chevaux sauvages en Australi

La Fondation Franz Weber (FFW) est profondément bouleversée par la poursuite de l’abattage à grande échelle des chevaux sauvages — les brumbies — dans le parc national de Kosciuszko (KNP) en Australie. Elle s’oppose fermement au recours à des méthodes létales, qu’il s’agisse de tirs depuis les airs ou au sol. La FFW demande une gestion transparente, fondée sur des données scientifiques et faisant appel à des méthodes non létales respectueuses du bien-être de ces chevaux.

Les chevaux sauvages sont des animaux sensibles, intelligents et profondément sociaux, qui vivent au sein de groupes familiaux complexes. Les pourchasser, leur tirer dessus et les tuer, y compris au sein même de leurs groupes familiaux, leur inflige d’immenses souffrances et ne saurait être considéré comme une méthode humaine de gestion des populations. La FFW s’est toujours opposée aux tirs, et a constamment défendu des solutions non létales respectueuses des animaux.

De sérieux doutes sur les estimations de population
La FFW émet de sérieux doutes quant à la fiabilité des estimations de population invoquées pour justifier l’abattage des chevaux sauvages dans le parc national de Kosciuszko, au cœur des Snowy Mountains.

Les écarts considérables entre les chiffres publiés ces dernières années renforcent la nécessité d’une transparence totale sur la manière dont ces estimations sont établies, d’un accès aux données sur lesquelles elles reposent et d’un véritable examen indépendant des méthodes employées.

Les décisions déterminant le sort de milliers d’animaux sensibles ne doivent pas reposer sur des estimations de population dont la fiabilité soulève de sérieuses interrogations.

Les brumbies ne doivent pas servir de boucs émissaires face à des pressions environnementales complexes
La FFW rejette la présentation simpliste des chevaux sauvages comme responsables de la dégradation de l’environnement dans le parc national de Kosciuszko.

Le parc est soumis à de nombreuses pressions, notamment le développement de grandes infrastructures, le tourisme, les activités de loisirs et d’autres interventions humaines. Les atteintes à l’environnement ne peuvent être simplement imputées aux chevaux sauvages tandis que d’importantes pressions exercées sur le paysage sont passées sous silence.

Le projet Snowy 2.0 de Snowy Hydro constitue, par exemple, une intervention majeure dans le paysage alpin, impliquant le percement d’environ 40 kilomètres de tunnels souterrains. Les effets sur l’environnement dans le parc national de Kosciuszko doivent être évalués de manière cohérente et exhaustive, sans se focaliser sélectivement sur une seule espèce.

Le sanctuaire de chevaux sauvages de Bonrook de la FFW prouve qu’une autre voie est possible
La Fondation Franz Weber possède près de quarante ans d’expérience concrète dans la protection des chevaux sauvages vivant en liberté à Bonrook, le Franz Weber Territory, dans le Territoire du Nord.

Créé par la FFW en 1989, face à l’indignation internationale provoquée par l’abattage aérien de chevaux sauvages, ce sanctuaire de 495 km² leur offre un habitat naturel protégé, dans lequel les brumbies vivent librement et sans être dérangés, au sein de leurs groupes familiaux et aux côtés de nombreuses espèces indigènes.

L’expérience acquise par la FFW à Bonrook démontre que les chevaux sauvages peuvent coexister avec la faune indigène au sein d’un écosystème fonctionnel. Environ 800 chevaux sauvages vivent dans le sanctuaire aux côtés de bovins sauvages, de buffles d’eau, de plus de 150 espèces d’oiseaux et de nombreux animaux indigènes. Les évaluations officielles des terres de Bonrook ont systématiquement qualifié leur état de « bon » à « très bon ».

Cette expérience de terrain, menée sur plusieurs décennies, remet en question l’affirmation selon laquelle les chevaux sauvages seraient, par nature, incompatibles avec la bonne santé des paysages australiens et la préservation de la faune indigène.

Une composante du patrimoine vivant de l’Australie
Les chevaux sauvages constituent une part importante du patrimoine culturel et pastoral australien.

Leurs ancêtres sont associés à l’histoire de l’Australie depuis la colonisation européenne et ont contribué au transport, à l’agriculture, à l’exploration du territoire et aux activités militaires. Pour de nombreux Australiens, les brumbies incarnent la résilience, la liberté et un lien durable avec l’histoire et l’identité du pays.

Les chevaux sauvages des Snowy Mountains vivent dans ce paysage depuis des générations. Ils ne doivent pas être réduits à de simples chiffres ni considérés comme un problème à éliminer.

Une gestion respectueuse des animaux, plutôt qu’un abattage massif
La Fondation Franz Weber demande la fin de l’abattage des chevaux sauvages dans le parc national de Kosciuszko, qu’il soit effectué depuis les airs ou au sol. Elle réclame un examen indépendant des estimations de population et des méthodes utilisées pour justifier les décisions de gestion actuelles, ainsi qu’une transparence totale concernant les données sur lesquelles elles reposent.

Lorsqu’il peut être démontré qu’une gestion de la population est nécessaire, la priorité doit être accordée à des méthodes non létales respectueuses des animaux, notamment leur placement responsable dans des lieux d’accueil appropriés et le recours à des mesures adaptées de contrôle de la fertilité.

La FFW demande en outre un contrôle indépendant du bien-être animal et une transparence maximale concernant toutes les opérations létales, aussi longtemps que celles-ci se poursuivront.

L’Australie doit assumer ses responsabilités
La Fondation Franz Weber est profondément déçue qu’une petite organisation suisse de protection animale assume depuis des décennies une part importante de la responsabilité liée à la protection des chevaux sauvages australiens. Depuis près de quarante ans, la FFW gère Bonrook, un sanctuaire de 495 km² consacré aux brumbies dans le Territoire du Nord, entièrement financé par des dons provenant de Suisse.

L’Australie est une démocratie riche et développée, qui compte de nombreuses organisations reconnues de protection animale et dispose des ressources et des compétences nécessaires pour assumer elle-même la responsabilité du traitement réservé à ses chevaux sauvages.

Les représentants politiques élus de l’Australie doivent rechercher des solutions qui tiennent compte des préoccupations de la population, du bien-être animal et de la nécessité de traiter ces chevaux avec respect. Le pays dispose des institutions démocratiques, des compétences et des ressources nécessaires pour emprunter une autre voie.

Parallèlement, la FFW appelle les nombreuses organisations australiennes de protection animale à traiter le sort des brumbies du parc national de Kosciuszko avec toute l’urgence qu’il mérite, à s’opposer fermement à leur abattage à grande échelle et à accroître la pression politique en faveur de solutions non létales et respectueuses des animaux. Il est temps que l’Australie assume ses responsabilités et remplace les massacres par des données probantes, de la transparence, de la compassion et une gestion responsable et respectueuse des animaux.

Télécharger la prise de position de la FFW au format PDF.

Cliquez ici pour accéder à la page du projet « Réserve de chevaux sauvages en Australie ».

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