Le 26 juin 2026, une autruche est tombée dans le bassin des hippopotames et a été tuée. Selon le zoo, elle aurait été pourchassée par un zèbre. Le public ne l’a appris que 24 jours plus tard.
Ce n’est pourtant pas le premier accident mortel dans cette installation : en 2004, un zèbre tombé dans le même bassin avait déjà été tué par les hippopotames.
Le zoo affirme qu’un « risque zéro » n’existe pas et ne prévoit aucune mesure. Mais la captivité n’est pas la nature. Dans un zoo, les animaux ne choisissent ni leurs compagnons, ni l’espace dans lequel ils sont enfermés, et ils ne peuvent pas s’éloigner lorsque des tensions apparaissent ou éviter ces “accidents”. Le zoo contrôle ces conditions : il doit donc prévenir les dangers prévisibles.
Par ailleurs, ni l’autruche d’Afrique ni le zèbre de Grant ne sont menacés d’extinction. Quel objectif de conservation justifie alors de les maintenir dans une cohabitation susceptible de leur être fatale?
D’autres formes d’éducation sont possibles. À Buenos Aires, l’ancien zoo a été transformé en écoparc. Bâle pourrait, à son tour, créer une expérience immersive de la savane grâce aux images, aux sons, aux odeurs et à des connexions avec de véritables projets de conservation.
Pour sensibiliser à la nature, il n’est pas nécessaire d’enfermer des animaux — ni de leur faire courir des risques mortels.