01.10.2019
Helvetia Nostra

Communiqué aux médias: PAC Lavaux – Sans vraie coordination, la protection de Lavaux n’est pas assurée

Le Plan d’affectation cantonal Lavaux (PAC Lavaux) vient d’être mis à l’enquête par le canton de Vaud. Quatre organisations, Helvetia Nostra, Pro Natura Vaud, Pro Riviera et Sauver Lavaux ont déposé, le 26 septembre 2019, une opposition commune contre cet instrument de planification territorial. Le PAC proposé présente de nombreuses lacunes et ne correspond pas aux promesses de la campagne « Sauver Lavaux III » de 2014.

Le Canton de Vaud avait promis, lors de la campagne, un « dézonage qualitatif » dans le cadre du PAC Lavaux, ce qui devait réduire les zones à bâtir d’environ 20 hectares « au bon endroit » et donc mieux protéger la région de constructions excessives. Fondé sur ces promesses, le peuple avait rejeté l’initiative cantonale « Sauver Lavaux III » au profit d’un contre-projet élaboré par le Conseil d’Etat vaudois. Cinq ans plus tard, le PAC présenté est loin de tenir ces promesses : il laisse le soin aux Communes d’opérer ce dézonage, sans aucune garantie que celui-ci soit quantitativement suffisant, et qualitativement satisfaisant. Les Communes, justement, n’ont pas encore fait le travail de dézonage… le PAC devra donc vraisemblablement être réadapté dans un futur proche.
La coordination entre le canton et les communes est particulièrement préoccupante, tout comme celle entre les différentes lois applicables. Le PAC Lavaux régira la région de Lavaux au même titre que la Lavaux, le Plan de protection de Lavaux (LLavaux) et les différents règlements de chaque commune. Cette multiplication des instruments d’aménagement du territoire rend plus compliquées la planification et la protection de cette région.
La protection de la biodiversité n’est pas non plus garantie, malgré différentes remarques des quatre organisations tout au long de la procédure d’élaboration du PAC. Dans ces circonstances, ce Plan d’affectation n’est pas acceptable, et doit être revu par le Canton – affaire à suivre.

Pour en savoir plus: