03.04.2020
Fondation Franz Weber

#ParceQueNousMangeonsdesAnimaux: EBOLA, la maladie à virus Ebola

Selon l’OIE, le virus Ebola a été transmis à l’homme par contact avec des animaux sauvages, lors d’activités telles que la chasse ou la consommation de viande crue. En raison de cette soi-disant zoonose, des milliers de personnes ont depuis été infectées par le virus.

 

Origine : l’Ebola est une maladie d’origine zoonotique, c’est à dire transmise de l’animal à l’être humain. Les données suggèrent que les chauves-souris frugivores (de la famille des Pteropodidae) pourraient en être les hôtes originels (Han et al. 2015). Selon l’OIE, le virus Ebola a été transmis à l’homme par contact avec des animaux sauvages, lors d’activités telles que la chasse ou la consommation de viande crue (OIE). En effet, le virus Ebola a été détecté chez des espèces telles que les primates non humains et les petites antilopes sauvages appelées céphalophes.

Pays : le Congo et le Soudan, simultanément. D’autres flambées épidémiques ont touché des pays voisins, comme la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria.

Année : le virus a été découvert en 1976, mais la flambée épidémique la plus importante a eu lieu en 2014-2016 en Afrique occidentale. (OMS)

Dangerosité : le taux de mortalité du virus s’élève à 50 % des personnes infectées, même s’il a oscillé entre 20 % et 90 % selon la flambée épidémique en cause. Le nombre de morts depuis la dernière flambée de 2018 se monte à 2236 (OMS).

Symptomatologie : la maladie se manifeste entre le 2e et le 21e jour suivant l’infection. La première phase (sèche) engendre fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires, maux de tête et de gorge. La seconde phase (humide) provoque des éruptions cutanées, la détérioration des fonctions rénales et hépatiques et, dans certains cas, des hémorragies internes et externes.

 

Quelques conséquences sociales et politiques :

Il existe plusieurs méthodes qui permettent de traiter le virus et d’assurer la survie des personnes infectées, mais aucun vaccin n’a été produit à ce jour à grande échelle, bien qu’il ait été testé avec succès en 2015 sur un échantillon de 12 000 personnes en Guinée.

Les flambées d’Ebola ont persisté principalement dans des régions d’extrême pauvreté où le développement agricole précaire se fait à la lisière des forêts. Le virus frappe plus durement ces régions en raison des crises humanitaires qui y prévalent. En Sierra Leone, la maladie a été contractée par un nombre alarmant de travailleurs agricoles, qui vendaient des produits alimentaires de base dans les principaux districts du pays, réduisant considérablement l’offre alimentaire dans certaines zones (Glennerster et Suri, 2014). Dès octobre 2014, les revenus des ménages ont diminué de 29,7 % en Sierra Leone, suite à une flambée d’Ebola (ACAPS, 2014). Une enquête menée en septembre 2014 a démontré que 97 % des revenus des ménages de la zone touchée par l’Ebola avaient baissé depuis le mois de mai de cette même année (Welthungerhlife, 2014).

D’après une étude de la Banque mondiale (2014), qui s’est penché sur l’impact économique d’Ebola dans les trois pays les plus touchés (Guinée, Libéria et Sierra Leone), révèle que l’impact à court terme sur le PIB freinerait la croissance, qui passerait en Guinée de 4,5 % à 2,4 %, au Libéria de 5.9 % à 2,5 % et en Sierra Leone de 11,3 % à 8 %. Elmahdawy et al. (2017)

 

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